terrae Vetii

Je vais vous parler de mon univers-marotte, Paorn.

Cet univers a vu le jour dans le magazine Casus Belli, premier du nom.

Paorn a tout d’abord été publié sous forme d’épisodes dans les numéros normaux du journal (n°74, mars-avril 1993; jusqu’au n°88) puis une seconde fois sous la forme d’un hors-série (HS n°23, novembre 1998), celui-ci profitant pour l’occasion d’une évolution de l’historique et d’une refonte du background.


Composé du continent éponyme, lui même « découpé » en quatre empires culturellement assez distincts, il existe un second continent très différent, Majistra; ainsi qu’une extension du continent originel située au-delà d’une chaine de montagnes quasi-infranchissables, les Sinistérias.

L’intérêt de Paorn pour des maitres de jeu créatifs réside dans son côté basique, assez classique quand on y regarde pas de trop près et succinct. C’est un univers ouvert qui permet une grande liberté d’action mais qui est aussi suffisamment détaillé pour avoir de nombreuses pistes de réflexion…

Voici la liste des auteurs du Hors-série:

Textes: Jean BALCZESAK; Didier GUISERIX; Christophe DEBIEN; Tristan LHOMME; Stéphane BURA; Denis BECK; Patrick BOUSQUET; Pierre ROSENTHAL; Léonidas VESPERINI

Illustrations:  Didier GUISERIX; Rolland BARTHELEMY; Bernard BITTLER; Eric GUTTIEREZ; Franck DION; Marc GENTIL; Thierry SEGUR; Igor CHEVALIER; Thomas CARIAS

Illustration de couverture:  Jean-Louis MOURIER

Cartes et plans:  Cyrille DAUJEAN; Didier GUISERIX; Jean-Louis MOURIER; Guillaume FOURNIER; Pierre ROSENTHAL

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Pulchram avem

« Mais alors il y a pas des piafs partout dans ton jeu? »

Ben y en a aussi. Mais je le garde pour la fin histoire de ne pas vous faire fuir!

Et des chats, des dauphins et pleins de bébettes à poil, à plumes, à écailles et à carapaces chitineuses…

 

et puis j’attends d’avoir une Psychée à domicile pour la faire trimer sur l’antagoniste du Grand Méchant de la mort qui Tue.

Grex puerorum in hortis publicis canebat

Jardins publics, jardins privés, peu importe au final ils vous donnent rendez-vous le 30, 31 mai et 1er juin sur le thème de « L’enfant au jardin ».

En règle générale je travaille ce week-end là et je peste à chaque fois car j’adooore visiter des jardins. Cette année pour ma plus grande joie, je suis de repos, aussi je vais je pense tanner mon cher et tendre pour aller se balader dimanche (oui parce que samedi on joue faut pas déconner non plus!)

Je pense privilégier des jardins de particuliers qui ne sont ouverts qu’à cette occasion mais j’avoue ne pas encore avoir fait de choix définitif… mais j’ai quelques candidats sérieux… notamment un couple qui propose des visites depuis plusieurs années de son jardin et de ses… volières… Ma curiosité est forcément piquée! Même si ces braves gens ne précisent pas quels bêtes à plumes ils possèdent. Cela dit peu importe, on est pas sectaire!

Bon, bref! Tout ça pour dire que Rendez-Vous aux Jardins c’est sympa, c’est dans toute la France et que si il fait beau (le crachin breton compte pour du beau temps!) ce serait dommage de ne pas en profiter!

Arturus rex

J’ai découvert récemment un roman arthurien dont je ne soupçonnais même pas l’existence, Le Chevalier au Papegau.

Or donc un papegau c’est un… perroquet! Ah Ah! Par la Barbiche de Shub-Niggurat en voilà une coïncidence qu’elle est jolie!

C’est un roman arthurien atypique puisqu’il s’agit du seul dont Arthur est le personnage principal. Arthur, le jour de son couronnement reçoit l’appel au secours d’une dame attaquée par un chevalier qui vit dans la mer par le biais de sa jeune dame d’honneur. Le roi part donc à la rescousse de cette dame et rencontre un papegau au cours de cette quête. Le papegau est un perroquet très exotique, très rare, très savant et faisant preuve d’un grand attachement à son maître désigné par les Puissances les plus hautes, le roi lui-même. Dans cette aventure, le papegau fait office de par sa nature de beau parleur, de ménestrel ou troubadour attaché à la personne d’Arthur en même temps qu’il sert de gage de son statut royal alors même qu’il voyage sous les atours d’un simple chevalier errant.

C’est un roman initiatique et courtois, avec une forme courte peu usitée, une manière de donner à Arthur une consistance et un passé initiatique posant là son statut de chevalier parmi les chevaliers de la Table Ronde.

voici la page de la BNF qui lui est consacrée, c’est hélas un peu succint…

c’est un peu dommage que nul papegau ne paraisse dans Kaamelott, après tout et considérant la dernière saison « rétrospective romaine », qu’Arthur puisse « acquérir » un perroquet, animal pas si rare que ça dans la Rome des Empereurs (perruches Alexandre et à collier) aurait pu donner lieu après-coup à de savoureuses confrontations avec certains des « chevaliers »…

 

Monstra Fabulae

Continuons un peu sur la présentation de la « Zone »…

Outre les légions de gobelinoïdes malodorants et de leurs « supérieurs » elfes et humains, l’ Envahisseur a vite importé sur Terre, un certain nombre de bestioles peu ragoutantes, intelligentes ou non, fidèles à sa cause ou non… Le but étant d’occuper l’espace et de « terraformer » à leur sauce cet univers.

Des créatures ont donc été lâchées sur tout le territoire occupé, soit pour servir de nourriture, soit pour servir de gardiens, volontaires ou non.

Pour beaucoup il s’agit de monstres n’ayant rien de très magique mais cependant inconnus sur Terre sauf dans des légendes plus ou moins déformées.

C’est ainsi que dès les premiers jours de l’invasion on lâcha sur les lacs et les rivières proches de la Faille, des larves d’une saleté appelée Afanc, ou Addanc, une sorte de ver ou de lamproie dotée d’une machoire comme l’alien de Giger, mais encore plus pleine de dents… et surtout plus grosse! Beaucoup plus grosse, adulte une Afanc mesure plus de 20 mètres et pèse près de 50 tonnes… Enfin, quand elle atteint sa maturité et qu’elle a assez d’espace pour « s’épanouir »… Les gallois ont gardé d’ailleurs de vieilles légendes sur l’Afanc, mais contrairement à la tradition, ce monstre n’est ni unique ni doté d’un super-pouvoir d’invisibilté… Mais bon n’importe qui aurait les chocottes en se faisant charger façon torpille par une anguille avec des machoires imbriquées pleines de dents… Et qui vous saute à la jugulaire… Parce que immatures elles aiment bien se nourrir de sang bien chaud « à la source »! Les Afanc sont des animaux sans intelligence, tout en instinct et peu importe à quel camps on appartient, si une Afanc a faim, et une Afanc A TOUJOURS faim, elle vous attaquera. A priori les stratèges des envahisseurs pensent que les imprudents de leur camp qui leurs servent de déjeuner de temps à autre sont un faible prix à payer pour avoir un terrain « bien miné ».

Autre bestiole, plus intelligente mais tout aussi sauvage, le chat-paluc, dont les traditions celtiques ont gardé un vague souvenir. Elles le décrivaient comme une sorte de gros puma croisé avec un sanglier… En réalité il ressemble beaucoup à un félin à dents de sabres des époques glaciaires, enfin du moins à l’idée qu’on s’en fait. C’est un animal solitaire qui vit en milieu forestier, il grimpe aux arbres mais encore faut-il que ceux-ci résistent à son poids qui n’est pas petit. Il est actif à la fois en journée et durant la nuit, est aussi intelligent et débrouillard que n’importe quel grand félin… et fort heureusement aussi paresseux. Les chats-palucs réagissent positivement ou négativement  à l’utilisation de sorts de communication… ç a dépend du statut de leur estomac et si ils ont fait la sieste récemment. Les querelles des Deux-Pattes les dépassent, et peu importe qui leur offre un casse-croûte.

L’Afanc et le chat-paluc sont décrits dans Créatures Fantastiques pour Gurps

Septem

Je vais vous parler de mon projet jdr que je rumine déjà depuis un petit bout de temps mais qui commence réellement à prendre forme…

A l’origine en fait il s’agissait de deux projets personnels et d’un sujet « création collective » sur le forum casus no.

Je me suis aperçue il y a finalement assez peu de temps de la similarité de ces projets, même si chacun a sa propre « couleur locale ».

j’ai donc repris les éléments que j’avais développé pour le sujet casussien « le mythe tombé du ciel » (aka « Crystal ») mais je les ai tordu de manière à coller avec ceux de mon projet de campagne pour le jdr Millemarches de John Doe, « Axis Mundi » et du second dont je n’ai encore guère parlé que par phrases cryptiques sur la toile et dont le nom de code est « Uberlücke ».

Pour résumer il s’agit d’un décor de campagne comprenant une réalité qui s’approche énormément de la nôtre, réalité qui est « cernée par six autres, les sept réalités formant une « supra-réalité ».

Je me suis basée sur ce fameux chiffre SEPT car il véhicule une symbolique très puissante. Et comme « Axis Mundi » tourne (c’est le cas de le dire!) autour du mont Kailash/Meru qui est selon les traditions asiatiques l’un des chakras de la Terre, les chakras étant eux-mêmes au nombre de sept… De même on parle de sept ans de malheurs en cas de bris de miroir et le miroir est traditionnellement un symbole de portail vers d’autres mondes, tout comme l’arc-en-ciel et ses sept couleurs…

Et je pourrais continuer ad libitum sur ce thème!

Dans cette optique « notre monde » est la réalité correspondant au chakra « muladhara », le chakra de la Terre et le premier de tous . C’est aussi celui qui est le plus coupé/éloigné du chakra « ultime » le « sahasrara » ou chakra de la Vibration. Dans ma petite mythologie personnelle la Vibration équivaut à la Magie. le monde du chakra Terre est donc coupé pour l’essentiel de celui de la magie. Il faut vous imaginer ce méta-univers comme un fruit dont la graine est la « Terre », l’écorce, la « Magie » et les quartiers qui à la fois isolent et relient les deux correspondent aux autres chakras. Chaque univers étant séparé des autres par une « enveloppe ».

Cette enveloppe cependant n’est pas totalement hermétique et les univers s’inter-influencent de plusieurs manières.

Voilà pour la cosmogonie de base, mais pour les joueurs et les personnages qu’ils incarneront le monde se résumera ainsi:

De nos jours, une titanesque vague électro-magnétique grille toute l’électronique civile européenne (l’Angleterre est épargnée mais bon on le sait bien qu’ils ne font pas « vraiment » partie de l’Europe!). Il s’agit en fait d’une invasion, invasion auquel personne n’aurait pu s’attendre (même les zigotos qui ont pondu un plan d’urgence anti-zombies aux States). En plein Berlin s’ouvre une faille sur un autre univers, un univers empli de créatures cauchemardesques et cependant bien familières… Il s’agit de feuilleter un manuel des monstres de D&D pour en avoir un bon aperçu. Les armées d’invasions sont essentiellement composées de gobelinoïdes, mais comportent aussi des humains, des humanoïdes divers et quelques monstres non-anthropomorphes dont le « général en chef » qui n’est autre qu’un GROS dragon blanc (bon ok… une dragonne en fait mais les PJ ne sont pas censés le savoir). Très vite toute l’Allemagne de l’Est ainsi que la Pologne vont se retrouver occupées, les envahisseurs progressent vite et installent sur le territoire conquis des dispositifs de relais magiques qui empêchent les technologies terriennes de passer leurs « frontières ». Les Terriens ont un peu de mal à réagir face à cette invasion, le premier à le faire, le président russe en l’occurrence, n’aura pas le temps de s’en mordre les doigts… Moscou se retrouve à l’état de cratère radioactif lorsque les missiles nucléaires envoyés sur Berlin se retrouvent téléportés au-dessus de la tête de celui qui les a envoyé…

Après quelques semaines d’une avancée rapide cependant les armées d’invasions semblent stoppées dans leur élan, les Alliés (la liste plus tard les enfants!) finiront par comprendre plusieurs années après… Toujours est-il que les Américains, Français, Allemands qui restent et autres anglais finissent par se réveiller et organiser un ceinturage de la « Zone ». 

Pendant ce temps là, dans la Zone justement, la vie des survivants terriens de l’invasion s’organise et va de découverte en découverte… L’envahisseur certes utilise la magie, mais aussi une technologie proche de l’imaginaire steampunk; les officiers de l’armée, des elfes blafards pour la plupart, sont curieusement vêtus comme s’ils sortaient d’un délire nazi vu par un mangaka. Il ssont d’ailleurs en permanence en train de parler de races inférieures et de pureté de la race… ainsi qu’à fouiner dans tout un tas de recoins de la zone occupée, à déterrer des cairns et autres machins antédiluviens…

mais la suite au prochain numéro…

Perruches à collier/Indian Ringneck Parrot

« LVIII. Super omnia humanas voces reddunt, psittaci quidem etiam sermocinantes. India hanc avem militit, sittacen vocat, viridem toto corpore, torque tamtum miniato in cervice distinctam. Imperatores salutat, et quae accipit verba, pronunciat: in vino praecipue lasciva. Capiti ejus duritia eadem, quae rostro. Hoc, quum loqui discit, ferreo verberatur radio: non sentit aliter ictus. Quum devolat, rostro se excipit, illi innititur, levioremque se ita pedum infirmitati facit. »

Plinii secundi, Naturalis Historiae, Liber X.

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